La troisième réunion de négociation sur l’accord Qualité de Vie et Conditions de Travail (QVCT) a eu lieu le 27 octobre 2026. La Direction a proposé une version amendée de l’accord sur les points abordés lors des dernières réunions. Ces nouvelles propositions intègrent en partie les idées de l’UNSa en :
- renforçant le suivi des actions par le management décidées lors des réunions d’expression ;
- intégrant un délai de réponse aux questions évoquées lors des réunions d’expression ;
- prenant en compte les sujets qui ne sont pas à la main de l’équipe (gestion des irritants) par la Direction ;
- maintenant l’organisation de 2 réunions d’expression par an, dont 1 obligatoire ;
- remontant les sujets les plus abordés lors de ces réunions aux représentants du personnel.
Les points sur lesquels nous avons demandé un renforcement de l’accord sont :
- le droit à la déconnexion en prenant en compte l’accès au système d’information plutôt que la date de l’envoi des emails comme fait actuellement ;
- le déploiement plus rapide de la sensibilisation à l’utilisation des outils numériques.
Dans le détail :
Titre 3: Conciliation vie personnelle et vie professionnelle
Dispositif en faveur de l’aide à la garde d’enfants
La proposition de la Direction est de passer du mode « réservation de place en crèche » à un mode « aide à la garde d’enfants par dons de CESU ».
Tout en restant à iso-budget, la Direction fournirait des CESU pour les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans inclus. En partant des hypothèses que 830 enfants (sur 780 parents salariés) pourraient en bénéficier, la société évoque un déploiement progressif à partir de 2028 d’une aide d’environ 300 € pour atteindre 500 € à partir de 2029.
Le planning proposé serait le suivant:
- 2027 : choix de l’organisme émetteur et définition des critères d’attribution
- 2028 : déploiement progressif avec une aise d’environ 300 € par enfant (car les enfants disposant actuellement d’une place en crèche la conserverait jusqu’à terme)
- 2029-2030 : fin de réservation de places en crèche et aide qui passerait à 500 € par enfant
Télétravail à domicile
La direction reste fermée à l’évolution de l’accord et affirme sa volonté à ce que ce soit les grandes Directions qui cadrent sa mise en place et insiste :
« 1 jour par semaine c’est bien et 2 jours reste l’exception »
L’accord n’évitera pas les dérives que nous avons constaté depuis 2025, à savoir :
- 4 jours de présence sur site obligatoire (incompatible avec les personnes à 80 % alors que l’accord le prévoit)
- 1 jour dans la semaine est imposé pour toute une Direction (incompatible avec le « positionnement des jours de télétravail d’un commun accord entre le salarié et son manager »)
- refus du télétravail pour les personnes ayant un emploi contenant le terme « responsable » (incompatible avec la « confiance mutuelle »)
- …
Salariés aidants
La Direction a intégré dans l’accord un rappel des dispositions en faveur des salariés aidants qu’elles soient légales ou spécifiques.
Titre 4 : Prévention des risques professionnels
Nous avons abordé ce thème pour la première fois et avons constaté quelques avancé conforment à nos propositions sur le traitement des RPS.
Retrouvez notre déclaration et nos propositions portées en séance.
